PROJET DE SÉRIE
LE PITCH
Durant un épisode caniculaire particulièrement éprouvant, l’assèchement d’un lac va graduellement mettre à jour plusieurs corps d’enfants à différents stades de décomposition.
Pour Hugo, 25 ans, c’est bien plus qu’un fait-divers. Il n’a jamais parlé des abus sexuels qu’il a subis dans son enfance. Miné par des troubles psychologiques importants, notamment de la colère et des accès de violence, il prend depuis des années un traitement médicamenteux lourd pour se réguler.
Lorsqu’il apprend que David, son ami d’enfance, est le premier corps identifié, toutes ses souffrances enfouies remontent violemment à la surface. Pour se reconstruire, il n’a plus d’autre choix que d’affronter son passé. Sur son chemin de guérison, il va au péril de sa vie et de celle de ses proches, mettre à jour un véritable réseau pédophile.
LA DOUBLE ARÈNE D’UNE VIOLENCE CACHÉE
« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »
Albert Einstein
Alors que s’opère aujourd’hui une prise de conscience quasi simultanée des abus sexuels et du réchauffement climatique, nous avons décidé de faire un parallèle entre ces deux violences aussi étouffées que dévastatrices, comparables dans leur besoin impérieux de réparation. Deux écosystèmes, l’un intime, l’autre global, dans une même urgence vitale, aux ravages exponentiels.
Lorsqu’un enfant subit un viol, sa véritable blessure n’est pas physique mais psychologique. Une culpabilité qui le ronge encore des années après, et se terre au plus profond de son inconscient, enfoui et mutique. Comme un virus qui se propage à l’intérieur de son corps, prenant totalement possession de son esprit, le laissant dans l’incompréhension et l’autodestruction.
Et comme tout virus, il se répand également vers l’extérieur, dans le rapport avec les autres, dans la manière d’être, dans les amitiés, et jusque dans l’intimité des relations amoureuses. Une bombe à retardement est alors enclenchée, tout d’abord pour lui-même mais aussi pour les autres. Elle peut éclater à n’importe quel moment et causer des dégâts potentiellement irréversibles.
De la même façon, la pollution, l’assèchement, l’urgence climatique se manifestent après des années d’abus plus ou moins conscients et étouffés, entraînant des réactions en chaîne qu’il semble impossible d’enrayer rapidement. Un virus écologique à l’échelle régionale ou planétaire, en quelque sorte. Notre protagoniste se trouve au cœur de cette double problématique.
Hugo travaille pour une entreprise de transformation de betteraves sucrières, détenue par une vieille famille locale qui emploie une grande partie de la population, dans la tradition des industriels du Nord de la France. La culture de la betterave nécessite d’immenses quantités d’eau.
La Générale Sucrière a obtenu, de façon illégale, l’autorisation de pomper l’eau à de grandes profondeurs. On découvrira que cette activité est responsable de l’assèchement des nappes phréatiques, et que cette surexploitation de la nature est intimement liée à la découverte des enfants perdus dans les lacs asséchés.
Son crime écologique, aux dommages collatéraux trop longtemps passés sous silence, constitue la deuxième enceinte de ce thriller profondément ancré dans son biotope. Ce récit inscrit de manière fractale deux problèmes contemporains que notre fiction se devait de questionner.
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